Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 08:30

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La Merrrell Adventure Race près de Buenos Aires, à La Plata dans le parc Pereyra Iraola.

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Une ambiance de tonnerre, 19km à la lampe frontale, dans une vaste forêt, une course nerveuse et bien cassante!

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Rando-course à Bariloche, région des lacs dans le Nord de la Patagonie.

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Le calme de Patagonie.

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A l'entrée du parc d'Arayanes, parc ou je me suis tapé 24km de course à pied, un pur plaisir!


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Comme tous les dimanches, la folie de San Telmo, quartier de Buenos Aires.

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Patagonie...argentine+ Saintélyon 122

La sérénité de mon coach Patrice!

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Salta, plaza 9 de Julio.

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Le Maradona de Vieussieux!

Patagonie...argentine+ Saintélyon 201

La puna.

Patagonie...argentine+ Saintélyon 203

Abra de Acay 4959m, punaise le mal de tête!
Par Forestiero
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 23:07

Vendredi, à peine rentré d'Amérique du Sud, je suis à la recherche de mon sac de sport et d'habits propres, heureusement que mon appartement genevois est petit, et que je n'ai pas trop de mal à trouver ce que je cherche.
C'est le dernier moment pour me préparer, car demain soir c'est la Saintélyon et ses quelques 69km, en bitume, en chemin, vallonés et de nuit.
Dans la soirée, je vais chez ma mère qui me prépare une énorme assiette de pâtes, mmm!
Samedi, après une bonne nuit de sommeil,  et d'un bon repas de midi, je file chercher Julien et Greg qui m'attendent en centre-ville de Genève.
Départ pour Lyon, puis Saint-Etienne, nous arrivons vers 19heures au parc des Expo de St-Etienne, nous allons chercher nos dossards et faire les cinq stands présent.
20 heures, la longue attente commence, une attente de 4 heures, une attente interminable, d'ailleurs cette attente est un spectacle, certains sortent des sacs de couchage, afin d'essayer de faire un petit somme, le parc des Expo ne cesse de se remplir.






Greg et Julien

Enfin, je rejoins le départ en compagnie de Julien et Greg, et prenons le départ ensemble, cool!


A minuit, on est près de10000 participants au départ, entre les randonneurs, les relais et les raideurs a vouloir arriver à Lyon.
Julien est parti devant, Greg à l'air de rester derrière, bon on se verra à Lyon.
Dès les premiers kilomètres, je prend le rythme de la tortue avec un zeste de sagesse, car je vais en avoir besoin, si je veux boucler mes 69km.
Les 7 premiers kilomètres sont bitumés et plats, donc ce sont des kilomètres d'attente et d'ennui, cela me permet de m'échauffer, de réfléchir à ma gestion de course et  de discuter un moment avec un type qui se trimbale une petite caméra.
J'entame les premières series de côtes, puis viennent les chemins de campagne, je sens que j'en ai sous la semelle, mais je me force à gérer ma course et repense à la tortue.
Km 15, premier ravitaillement, ça sera express!
Que remplissage de ma gourde.
Suivent deux jolies montées qui nous mènent à 850m, les chemins deviennent boueux pour le moment tout cela me plaît pas trop, car la course est trop nerveuse à mon goût, ce n'est même pas la mi-course, je vois déjà ceux-là qui n'arriveront pas au bout.
Bon, je continu à faire ma course dans la course, maintenant je suis devenu tortue en mode 4x4, malgré cela j'ai un énorme passage à vide dans la tête, jusqu'au km 32.

Tiens le Doute sonne à la porte, et merde, ce n'est pas le moment!

Le Doute: Que fais tu là?
Moi: Le con au milieu de la nuit, perdu au milieu de la France, non, non, je plaisante Doute. Je participe à la Saintélyon.
Le Doute: Pourquoi fais-tu cela?
Moi: Pourquoi pas! Non, non, Doute je plaisante encore, excuse-moi, j'essaie de me remonter le moral en fesant des blagues à deux balles, je suis là pour boucler les 69km, car je m'y suis préparer, et j'ai envie de bien finir l'année 2009 en profitant un maximum de l'arrivée à Lyon.
Le Doute: Es-tu sûr?
Moi: OUI, tout reviens plus clair dans ma tête, je sais ce que j'ai à faire!
Le Doute: Bonne course.
Moi: Merci, à l'année prochaine. (rires)

Après une première partie de course plutôt en montée, je suis vers le km 38, et entame la longue descente direction Lyon, je suis très prudent, et j'y vais très doucement, je suis presque à l'arrêt, je veux absoluement ménager mes jambes, car elles commencent à être lourdes et fatiguées.
Tout se passe bien je suis très content comment je manoeuvre la descente, ça devient de l'art, comme quoi mon été de montagne m'aide à ce point de la course.
Km 45, ravito à Soucieu, coca, eau gazeuse, biscuits, je vide mes chaussures de petits cailloux, et au passage je prend un peu froid, malgré un temps clément.
En laissant ma montre à la maison, je ne sais pas ou j'en suis, ça doit-être la fin de la nuit 4heures, 5heures, 6heures, beuh, je ne sais pas, je repard gentillement de Soucieu, la fatigue est présente, le but maintenant c'est de continuer à avancer, avancer, oui c'est ça avance!
Et ne pas réfléchis pas! Je m'accroche à ma foulée mécanique qui ne cesse de me faire avancer.

Et vlan, poum!
Je ne comprend rien, je suis parterre, me relève, on dirait que je n'ai rien, je n'y croit pas, je n'ai rien!
Après un roulé-boulé sur un chemin d'herbe, je m'en sors avec une égratignure à la main gauche, les jambes ne sont pas touchées et la tête non plus. Quelle chance!
Je mets un moment à retrouver mes esprits, après une cabriole inattendue.

Km 50, mon premier sourire, le plus dur est fait, il me faut simplement rejoindre l'arrivée en footing légé pour éviter une blessure sur le bitume.
Sur la fin de course, j'ai un peu de peine à gérer mes problèmes gastriques, pas grand chose à l'air de vouloir descendre jusqu'au ventre, je ne sais plus quoi avaler pour y faire face, j'essaie que l'eau gazeuse, ça à lair de jouer pour le moment.

En entrant dans la ville de Lyon, plus besoin de ma frontale, les lampadaires de la ville éclairent les ruelles. Cela veut dire qu'il fait encore nuit, et je ne sais toujours pas quelle heure il est.
Au dernier ravito dans Lyon centre,  au km 63, je demande à quelqu'un, quelle heures est-il? Sa montre indique 7h15.
Je n'en reviens pas, je repars dans une foulée sûre et certaine.
Sur les 3 derniers kilomètres en longeant le Rhône, je rejoins deux types, et formons un groupe, ça à l'air d'aller, on arrive à échanger nos sensations de fin course.
Je ne m'acharne pas sur ma foulée sur le dernier kilomètre, et laisse partir les deux types.
Les derniers 500m,
personne devant, personne derrière, avec un énorme sourire, je profite un maximum de ces derniers mètres, je suis presque à l'arrêt, le temps s'est arrêté.
Tout est au ralenti, le chemin est marqué par des petits troncs d'arbre qui crachent de belles flammes, avant l'entrée dans Palais des Sport au dernier virage, les gens applaudisent chaleureusement, c'est génial, c'est magique, c'est...

La chronomètre de la course s'est arrêté pour moi à 7h43minutes. 
Ce qui est un très bon temps, pour une course qui n'est pas facile du tout!

Après un bon début de course, Julien a abandonné à Sainte-Catherine, certainement un jour sans, je te souhaite tout de bon pour 2010!
Greg, a eu plus de chance, il a terminé, bravo Greg!

Merci, à ma mère pour les pâtes, à Patrice pour le t-shirt propre et les chaussettes propres, à Natacha pour les sorties nocturnes et à Angélique pour le massage d'après-course. 


Novembre 2009 Humahuaca, dans les Andes d'Argentine à 2900m.

Par Forestiero
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